Les Zinzins vus de... Nice
 

Le Coucou de Nice,

Je quittais le zinzin-tour un soir de novembre par un coup d'éclat. Il était 3h du matin, un feu d'artifice éclairait la zone pavillonnaire de Brétigny. Nous étions quelque uns à ranger nos allumettes devant les gradins du stade sous la direction de l'artificier de Talasani. Pour moi, il s'agissait de la dernière allumette.
L'envie m'avait pris quelques temps auparavant d'aller voir si le Coucou chantait aussi à Nice…


Pourquoi ?
Je ne sais pas… parce que… parce qu'il était sans doute trop beau de quitter la planète le vendredi soir, d'avoir quatorze ans à trente ans, d'accompagner Hervé dans les galas de boxe, d'applaudir Bruno en représentation, de camper chez Val et Lolo le samedi soir pour refaire le match de la veille, parler du match de Perpignan contre le reste du monde, les mélanger, se rendre compte qu'on a oublié les patins, et rentrer presque toujours avec un coup dans le nez.

Alors comment il est le coucou ; il chante au soleil et…c'est à peu prés tout.
Dans cet eldorado, je fus accueilli plus que bien, le soleil brillait tous les jours, je découvrais les joies du sport nature au lieu de celles du sport " biture ", des longues pauses entre midi et deux à la piscine ou au tennis (véridique), des week-ends de mai à octobre dans les calanques, de janvier à mars en altitude. Bref, plus de petit matin avec des courbatures, plus de soirées infinies, plus de tournage court métrage qui tourne court…

Mais le soleil se paye à certain sens du terme. Il me manque quelques amitiés irremplaçables, quelques verbes hauts que ma pratique presque quotidienne d'un anglais pauvre d'émotion me font oublier. Devant la splendeur de la Côte d'Azur, je me rends compte combien est riche la simplicité de mon Quercy de pierre, pauvre et aride, je me rends compte que le temps des feux d'artifice est passé, qu'il fallait bien continuer, que c'était ici et pas ailleurs. Je me rends compte du bonheur que nous vivons avec ma petite famille, des baignades du dimanche soir qui adoucissent les semaines enchaînées aux obligations et au labeur, des pique-niques au bord de mer, des évasions à Porquerolles, si loin et si proche, qui garde malgré tout, les couleurs et les senteurs authentiques de la Méditerranée.

Et je pense au ministre du Cuir de la Hougne et de la Beuchigue, en espérant que vous soyez au moins quinze ce vendredi sur le pré et plus sous les gradins. J'attends des nouvelles le lundi pour savoir comment le coach vous a motivé si el VIP était là, combien il a " éstoqué " de toros. J'attends le retour explosif de Pierrot. A propos, un vrai tuyau, pour remplacer, Yana, les Toulonnais ont recruté et libéré un certain Tana : il devrait être au point pour le Haka zinzin.
Voilà le Coucou et nous vous saluons.
Si vous passez arrêtez-vous quelques temps, j'aurai tant de plaisir à vous voir...

Jacky TALAYSSAT
Zinzin depuis 1992.